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BNP Paribas ne soutiendra plus les énergies fossiles !
13 octobre 2017  •  Energies fossiles  •  Fiscalité

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Bruxelles, le vendredi 13 octobre 2017

BNP Paribas, la huitième plus grande banque au monde, n’investira désormais plus dans le gaz de schiste, les sables bitumineux ou le pétrole et le gaz d’origine Arctique. La Coalition Climat qui réunit 70 organisations belges actives pour le climat, se félicite de voir les choses évoluer dans la bonne direction et encourage les autres banques à suivre cet exemple. La Coalition avait lancé en avril une campagne appelant les banques à ne plus investir dans les combustibles fossiles (www.banqueroute.be).

BNP Paribas a annoncé le 11 octobre qu’elle ne financerait pas de nouveaux projets liés à l’exploration, la production ou le transport de sables bitumineux, de gaz de schiste ou de pétrole et de gaz conventionnel dans la région de l’Arctique. De cette manière, elle retire son aide pour toute une série de projets controversés, comme le Keystone XL ou le pipeline Enbridge, des projets contestés depuis longtemps qui, notamment, ne respectent pas les droits des populations indigènes. En outre, la banque n’offrira plus de services financiers aux entreprises qui sont impliquées à plus de 30% dans les sables bitumineux ou le gaz de schiste.

La Coalition Climat se réjouit : “C’est une évolution positive”, explique Mathias Balcaen, expert en désinvestissement de la Coalition Climat. “Ce qui semblait une demande plutôt radicale de la part de certains activistes il y a quelques années, tend à se normaliser dans le secteur financier belge. En prenant cette décision, BNP Paribas rejoint la KBC et Belfius qui s’étaient déjà engagées dans cette voie vertueuse, laissant ING sur le banc des mauvais élèves.

De plus en plus d’investisseurs reconnaissent les risques financiers qui sont liés aux investissements dans les énergies fossiles. Ainsi, Shell a dû annuler ses projets de forage de pétrole dans l’Arctique parce que les perspectives de rentabilité étaient trop aléatoires. Exxon a retiré 3,5 milliards de barils de pétrole de ses réserves parce qu’ils ne pouvaient plus être exploités de manière rentable. Pour Mathias Balcaen, "BNP Paribas s’adapte à cette nouvelle donne économique dont un des effets intéressants est que les combustibles fossiles perdent de plus en plus d’intérêt face aux énergies renouvelables. Le charbon, le pétrole et le gaz appartiennent désormais au passé.

Puisse ING, la dernière du quatuor belge à persister dans le choix de mauvais investissements, tirer les conclusions qui s’imposent…

Contact presse

Mathias Balcaen
Expert en désinvestissement de la Coalition Climat
0476/07 24 56
mathias.balcaen@gmail.com




 
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