Dès ce 1er juillet, l’éclairage est limité la nuit (en France)
Marie Roy  •  1er juillet 2013  •  Efficacité énergétique

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En France, la nouvelle réglementation entrant d’application ce lundi 1er juillet impose que l’éclairage des locaux professionnels devra être éteint entre 1h et 7h du matin pour réduire la consommation d’électricité et la pollution lumineuse.

Chez nos voisins, le pas est franchi : la lutte contre la pollution lumineuse et le gaspillage énergétique faramineux des éclairages superflus est en marche ! Première étape désormais d’application, l’extinction des éclairages des locaux professionnels et des commerces.

Voici un article d’Erwan Lecompte, Sciences & Avenir, sur le site du Nouvel Observateur

ARRÊTÉ.

Les vitrines des magasins et les bureaux qui restent allumés toute la nuit c’est bientôt fini ! Le ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’Énergie avait publié le 30 janvier 2013 un arrêté visant à rendre plus strictes les conditions d’utilisation des dispositifs d’éclairage des bâtiments non résidentiels : il entre en vigueur ce lundi 1er juillet.

Cette mesure concerne non seulement l’éclairage intérieur de ces de locaux professionnels mais aussi celui de leurs façades. Ainsi les éclairages devront être éteints entre 1h et 7h du matin, lorsque les lieux ne sont pas utilisés.

Si les horaires d’activité de l’établissement sont incompatibles avec cette contrainte, les locaux pourront toutefois êtres éclairés une heure avant le début de l’activité, et une heure après la fermeture. Quant à l’éclairage extérieur nocturne des bâtiments, il ne pourra être allumé avant le coucher du soleil et sera éteint à 1 h du matin au plus tard. (...)

BÉNÉFICES.

Premier objectif de cette mesure : faire baisser la consommation d’électricité. D’après une estimation de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), cet arrêté permettrait d’économiser 2TWh d’énergie. « Soit l’équivalent de la consommation annuelle de 750 000 ménages » assure le ministère dans un communiqué. « De plus, cette mesure permettrait d’éviter le rejet, chaque année, de 250 000 tonnes de CO2 » précise-t-il.

Autre bénéfice potentiel : faire baisser l’intensité lumineuse nocturne dans les villes de France. Et l’enjeu est plus important qu’il n’y paraît. Jean-Philippe Siblet, Directeur du Service du Patrimoine Naturel, du Muséum d’histoire naturelle de Paris relève, dans une synthèse bibliographique, les impacts de la pollution lumineuse directement liée au développement de l’urbanisation et à une occupation du territoire par les activités humaines.
Lire la suite de cet article sur le site du Nouvel Observateur

Pour en savoir plus, voici un article qui explique cette mesure.

Crédit photo : cet article est illustré par l’affiche de la campagne pour limiter l’éclairage la nuit. Lire "éclairer pour rien NUIT". Crédit developpement-durable.gouv.fr