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Francis Venter, les yeux dans les étoiles et les pieds sur terre
Marie Roy  •  17 octobre 2013

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Francis Venter est le président de l’ASCEN, l’Association pour la Sauvegarde du Ciel et de l’Environnement Nocturnes, qui co-organise avec IEW la "Nuit de l’Obscurité". Rencontre en marge d’une réunion d’information sur la pollution lumineuse.

Qu’est-ce qui vous rend heureux ?
Ce qui me rend heureux, c’est d’être passé d’une situation où il n’y avait rien en matière de lutte contre la pollution lumineuse et qu’il y a maintenant un début de structure, pas optimal, mais c’est un début. Ce qui me rend malheureux, c’est que ça prend du temps et l’objectif d’obtenir une législation en la matière n’est pas encore atteint.

Qu’est-ce qui vous met en colère ?
La mauvaise foi de certaines personnes qui nient le phénomène ou tentent de l’amoindrir ! De voir les éclairages abominables déjà installés et qui continuent à l’être.

Qu’est-ce qui, dans votre histoire, a déterminé votre engagement ?
Je suis astronome amateur. J’ai commencé en 1999 et j’ai été tout de suite confronté au phénomène de la pollution lumineuse. En surfant sur Internet, j’ai trouvé d’autres personnes qui se préoccupaient de ce problème et je les ai rassemblés pour créer une association, comme en Flandre. C’est l’astronomie qui a crée le déclic : tout astronome est confronté à cette pollution...

Pourquoi avez-vous créé ou participé à cette association, quelles étaient vos motivations ?
J’ai créé l’ASCEN pour regrouper nos idées et nos forces et avoir plus de poids face aux autorités plutôt que d’agir individuellement. Nous rassemblons ainsi des astronomes et des naturalistes, tous préoccupés par les impacts de la pollution lumineuse.

Quels sont les bénéfices que vous tirez de votre engagement ?
Surtout du relationnel ; ça m’a permis de connaître d’autres personnes que je n’aurais jamais rencontrées autrement. Ce n’est pas une association très locale : la pollution lumineuse touche tout le pays ! Raoul vient d’Anvers, Philippe de Liège, moi de Messancy..., on est répartis sur toute la Belgique.

Quelles sont les contraintes que vous vivez dans votre engagement ?
Ça me demande pas mal de temps ! Pour gérer le site web, faire de la documentation, préparer les réunions. Mais c’est le lot de tout président d’association, les tracas habituels...

Qu’est-ce que vous aimeriez accomplir avant de quitter votre association ?
Ben, je n’ai pas envie de la quitter !

Et avant votre mort, alors ?
Obtenir une législation correcte pour régler, baliser le problème. En fait, on ne demande pas plus mais aussi longtemps qu’on n’aura pas ça, on sera obligés d’agir localement. Certaines communes marchent, d’autres pas et c’est très difficile en tant que bénévoles de couvrir tout le territoire, d’autant que d’un mandat politique à l’autre, tout peut basculer et il faut tout recommencer...

Vos proches partagent-ils votre engagement ? Comment le vivez-vous ?
Pas vraiment ! Ils ne disent ni oui, ni non... J’ai un fils en Angleterre et l’autre à Lyon, ils sont loin mais connaissent le problème. Ils ne sont pas membres de l’association pour autant, l’idée n’est pas d’en faire une affaire de famille !

Un truc à ajouter ?
Soyons raisonnables ! Il y a la pollution lumineuse extérieure mais aussi une composante intérieure : l’éclairage des bureaux, des maisons, des jardins... Chacun peut déjà faire un effort de son côté pour appliquer les bons gestes.




 
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