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Edito. Combien de temps notre avenir énergétique restera-t-il otage des défenseurs du statu quo ?
18 décembre 2017  •  Energie

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Comme nombre d’observateurs, Inter-Environnement Wallonie assiste médusé à la saga du pacte énergétique. Alors que le document a été adopté par les Gouvernements wallon et bruxellois, le Fédéral indique qu’il pourrait ne pas se prononcer cette année. La Ministre Marie-Christine Marghem avait pourtant fait d’une adoption en 2017 sa priorité absolue.

Les arguments avancés ces derniers jours par ceux qui, au niveau fédéral, défendent le statu quo, n’ont pourtant rien de nouveau. Depuis 2014 et la prolongation décidée de Doel 1 et 2, ce même Gouvernement annonçait, la main sur le cœur, que l’ensemble des réacteurs belges fermeraient bien en 2025. La question se pose aujourd’hui crûment : ce Gouvernement a-t-il mis en place les conditions du succès ou de l’échec de la sortie du nucléaire ?

Pour Inter-Environnement Wallonie, le débat continue par ailleurs à être mené comme si nos réacteurs n’avaient aucun problème. "Prolonger la dépendance à nos vieux réacteurs, c’est comme partir avec une voiture dont on sait que les freins pourraient lâcher mais qu’on refuse de réparer pour ne plus faire de frais. Tant qu’ils tiennent, tout va bien, s’ils lâchent..." .

IEW rappelle que 6 des 7 réacteurs belges ont connu des arrêts de fonctionnement totalement imprévus, durant souvent plusieurs mois, au cours des 5 dernières années. En 2015, leur taux de disponibilité n’a été que de 50 %, nécessitant le recours à des capacités de production fossile et à d’importantes importations. L’expérience récente montre ainsi que la dépendance à nos vieilles centrales nucléaires ne dispense pas de ces éléments de back-up dont le coût et l’impact environnemental est mis en avant par les promoteurs du statu quo.

Aujourd’hui, une décision politique claire est plus que jamais nécessaire pour préparer la sortie du nucléaire.




 
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